Achats durables et responsables : guide pour mettre en place une stratégie Décarbonée

stratégie Décarbonée

Publié le : 20 août 20237 mins de lecture

L’urgence climatique amène le monde entier à s’interroger sur la façon dont il consomme. L’importance de faire des achats durables et responsables devient une évidence, à l’heure où le bilan carbone prend une place essentielle au cœur des entreprises. Comment procéder pour être certain de développer de bons produits et de meilleurs services ? Voici un petit guide.

Bien identifier les sources d’émission de carbone et sélectionner des fournisseurs engagés dans le développement durable

Le bilan carbone de l’entreprise n’est pas encore obligatoire, du moins pour les sociétés de France métropolitaine qui n’ont pas plus de 500 salariés. Réaliser cette étude permet, cependant, de s’inscrire dans une stratégie de développement durable et d’améliorer l’image de marque de son commerce.

Comme le définit le site opera-energie.com, un tel bilan permet de calculer l’empreinte carbone d’une collectivité ou d’une entreprise. Il s’appuie sur la mesure des émissions de différents gaz à effets de serre, c’est pour cette raison qu’il peut être nommé bilan GES.

Méthane, protoxyde d’azote, hydrofluorocarbure, perfluorocarbure, hexafluorure de soufre, dioxyde de carbone : tous sont mesurés et convertis en équivalent CO2. Énergie, produits alimentaires, transports, numérique : tout est passé au crible au sein de la société afin de bien identifier les sources d’émission de ces six gaz.

Pour obtenir un bon score, il est possible de choisir des fournisseurs de produits et de services différents. Il est préférable d’opter pour ceux qui veillent à maintenir une basse consommation de CO2 et qui s’engagent, sur le long terme, pour minimiser leur impact sur l’environnement.

Opter pour des services et des produits issus de l’économie circulaire

Un bon moyen pour améliorer le bilan carbone de l’entreprise est de sélectionner des services et des produits bas-carbone. La plupart sont issus de ce que l’on appelle l’économie circulaire. Il s’agit d’un modèle économique qui se base sur le réemploi, la réparation et le recyclage des matériaux. De cette façon, l’extraction de nouvelles ressources est limitée et les émissions de carbone tendent à diminuer.

Dans ce type de modèle économique, l’usage des énergies fossiles est minimisé. Les fournisseurs, qui s’engagent dans cette voie, essaient de trouver des solutions de transport moins gourmandes. Ils optent souvent pour le ferroutage. Ils développent des systèmes pour chauffer ou refroidir, efficaces et économes. Ils font la même chose avec le numérique.

Tous les produits, issus de ce système, possèdent l’avantage de rendre la société, qui les choisit, moins dépendante du pétrole, du charbon ou du gaz, qui vont finir par disparaître.

En considérant l’ensemble du cycle de vie du service ou du produit pour lequel l’on opte, de sa production à son élimination, il est possible d’évaluer son empreinte carbone et de vérifier que l’on s’inscrit bien dans un processus de développement durable.

Toute la difficulté de cette approche réside dans la rigueur qu’elle réclame. Il est nécessaire de bien connaître les produits et les services proposés par l’économie circulaire, si l’on veut être certain d’améliorer son bilan carbone.

Bien menée, cette étape est importante pour la transition écologique de la société. L’on peut même dire qu’elle est primordiale.

Développer des process d’achat responsables

Le cahier des charges de l’entreprise est une aide précieuse pour qui souhaite améliorer son bilan carbone. Plus il va contenir de critères écologiques, plus il va permettre de trouver des fournisseurs respectueux ou inciter les anciens à s’engager dans des démarches de développement durable. Les indicateurs les plus importants sont ceux qui touchent au transport ou à l’élimination des produits, mais aussi aux matières premières employées et aux conditions de la production.

Comment s’assurer de faire les bons choix ? Les indices de performance se révèlent être d’excellents outils pour relever ce défi. Ils permettent de connaître le taux de réduction des émissions de carbone liées au transport, d’avoir une idée de la consommation d’eau des fournisseurs, de vérifier si le pourcentage de produits recyclables augmente dans les achats.

S’appuyer sur de tels instruments favorise le développement de processus d’achats responsables. Il convient ensuite de mettre en place une démarche d’amélioration permanente. Les critères et les indicateurs doivent être revus très souvent, afin de s’assurer qu’ils restent toujours pertinents et efficaces. Le développement durable est un monde en transition qui s’ajuste tout le temps. Il faut être capable de le suivre.

S’approvisionner de façon écologique est un vrai plus pour une entreprise. Communiquer, auprès de ses collaborateurs et de ses clients, sur cette manière de faire est un moyen sûr de renforcer son image de marque et d’augmenter le nombre de ses prospects.

Mettre en place une stratégie décarbonée au sein d’une société demande des efforts. S’organiser et s’appuyer sur des critères et des indicateurs qui demeurent, encore aujourd’hui, assez mouvants peut s’avérer compliqué, mais n’en est pas moins inévitable. C’est un processus continu qui demande de bonnes facultés d’adaptation. Il est nécessaire de réaliser des évaluations régulières et de, sans cesse, vérifier que l’on est sûr que son approvisionnement est bien durable. Des audits réguliers deviennent une pratique indispensable. La formation des collaborateurs et des salariés de l’entreprise est incontournable si l’on souhaite qu’ils se transforment, eux aussi, en vecteurs d’amélioration. Ils peuvent, en effet, mettre en place, par eux-mêmes, des changements intéressants, s’ils comprennent bien les enjeux du développement durable. En agissant ainsi, l’entreprise s’assure une place pérenne dans un monde en pleine transition.


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